Francine Muyumba à Kagame : « les élections relèvent de la souveraineté d'un État...»

Francine Muyumba à Kagame : « les élections relèvent de la souveraineté d'un État...»
Francine Muyumba
Sénatrice Francine Muyumba
Politique/01-12-2022
Par Dorcas Nzumea

Le président rwandais Paul Kagame a accusé son homologue de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi d'exploiter une crise violente dans l'Est de son pays pour retarder les élections.

Les propos du président rwandais ne sont pas passés inaperçus. Plusieurs acteurs politiques congolais ont réagi pour dénoncer une ingérence extérieure. C'est le cas de la sénatrice Francine Muyumba qui dans un tweet publié ce jeudi 22 novembre, tacle Paul Kagame: «Les élections relèvent de la souveraineté d'un État. Aucune ingérence extérieure ne peut être tolérée pour quelque motif que ce soit. Ceci est contraire aux prescrits de la charte des Nations Unies».

Et de renchérir : «Encore, faut-il être modèle pour donner des leçons de démocratie à la République Démocratique du Congo, dans la sous-région. Le conflit porte sur l'agression rwandaise et non sur les questions de politique intérieure de la RD Congo».

Notons que dans un discours d'Etat, Kagame a déclaré que "le monde entier" imputait la responsabilité de la crise au Rwanda, mais que c'était Felix Tshisekedi qui cherchait à tirer profit des violences avant la présidentielle prévue le 20 décembre 2023.       «S'il essaie de trouver un autre moyen de faire reporter les prochaines élections, alors je préférerais qu'il utilise d'autres excuses, et pas nous.», a déclaré Paul Kagame.

Notons que les combats dans l'Est de la RDC entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23, ont exacerbé les tensions avec le Rwanda voisin, que la RDC accuse d'encourager la milice. Kigali nie toute implication.

Les pourparlers entre les deux pays en Angola, la semaine dernière, ont abouti à un cessez-le-feu qui semble tenir depuis plusieurs jours.

Dans le cadre du cessez-le-feu entré en vigueur le 25 novembre, les combattants du M23 doivent se retirer des "zones occupées", faute de quoi une force régionale est-africaine interviendrait.

Une autre série de pourparlers avec des groupes armés, ont eu lieu au Kenya, sans la présence du M23.

Il tient lieu de rappeler que Felix Tshisekedi est arrivé au pouvoir en janvier 2019. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a déclaré ce mois-ci, que l'insécurité persistante dans certaines parties du pays, constituerait un défi pour un vote "libre, démocratique et transparent".


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